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[F. Zelda]Que me réserve l'avenir?
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Ven 14 Sep - 20:29
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Que me réserve l'avenir?
Feat. Aron & Zelda

Je suis un sans domicile fixe, communément appelé SDF. On me regarde comme ci je venais d’une autre planète. On change de côté de rue quand on me croise. On m’ignore quand je leur adresse la parole. On m’évite quand je quête dans le but de me nourrir. Je l’avoue, ce n’est pas une vie facile. Alors je n’ai autre choix que d’aller à la soupe populaire une fois par jour. Au moins, je possédais un repas minimum dans le corps par jour. Il y avait eu des jours ou on nous donnait des vêtements. Ce qui était bien. Je pouvais alors changer de vêtements au moins, une fois par mois. Le seul vêtement dont je ne m’étais jamais débarrassé c’était ce vieux manteau d’homme, long et chaud, que j’avais reçu il y a eu 4 ans environ. À l’intérieur de celui-ci, j’y avais trouvé une photo d’une jeune fille, adolescente dessus encore. Je suis sur que je la vois presque tous les jours encore. Ce n’est pas elle qui m’a donné ce manteau, je l’ai pris moi-même dans cette boite de vêtements ce jour là. J’ai tendance à être frileux de nature, je suis tombé en amour avec ce manteau, comme on le dit souvent quand on aime un objet qu’on ne voudrait jamais se départir. Je l’ai enfilé et examiné sur moi, il m’allait comme un gant et j’y ai trouvé la photo. J’étais sur que c’était elle sur l’image, cette fille dont je ne connais pas son nom, qui me sert la soupe tous les jours. Malgré que j’y avais toujours le regard baisser à ces moments là, je l’ai toujours entraperçu quand même. Ce manteau a dû appartenir à son père. Depuis ce jour, il y a trois ans, je passe mon temps à regarder la photo, alors que je la vois presque tous les jours à la soupe populaire. Mais je n’ai jamais eu le courage d’aller lui parler. Pourquoi je le ferais? Je suis SDF… qui voudrait d’un SDF comme ami? Tout le monde me fuit, en plus elle doit faire partie de cette haute société qui les empêche d’être amis avec des gens comme moi, qui ne sont rien dans ce monde… Mais aujourd’hui, je me suis enfin décidé à l’aborder. Il faut bien une première fois à tout non? Pour la première fois elle verra mon regard bleu sur elle, elle entendra ma voix et qui sait, elle m’adressera peut-être la parole. Je serais directe, pour ne pas qu’elle me fuit, ou m’ignore. Qui sait, peut-être qu’elle fait tout ça pour nous par obligation et qu’elle n’a jamais aimé nous aider, personne ne le sait dans mon monde. Alors j’enfile le manteau, la photo dans la poche et je me rends à la soupe populaire. Je me mets en fil, attendant que tous les autres passent avant moi. Étant le dernier, je pourrais lui parler sans qu’on m’agace de m’avancer. À mon tour, je lève mon regard sur elle. Le bleu azur de mes yeux, croise le sien chocolaté. Je sors de ma poche la photo et la lui tends. Sa…salut… je crois que… ceci t’appartient… je l’ai depuis trois ans… je n’ai juste… jamais eu… le courage de te la rendre. C’était dans le manteau que j’ai pris dans la boite… Ensuite, je baisse le regard rapidement, timide, méfiant et mal à l’aise. C’était la première fois que je m’adressais à quelqu’un de la sorte. Et elle en fut l’heureuse élue… ou pas. Seule elle, le voit ainsi ou pas.
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   Zelda & Aron
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Z
elda était debout depuis quelques minutes, il était sept heures et demi quand elle sortit de son immeuble. Elle portait un legging de sport et une brassière. Elle avait mis sa veste autour de la taille. Comme toujours, elle allait faire du vélo dans le parc qui était près de chez elle. Elle avait aussi son appareil photo au cas où elle trouvait un point de vue qui lui plaisait. Elle pédala pendant au moins une heure et demie, elle était pressée de rentrer. Elle devait aller à la soupe populaire comme toujours. Elle était généreuse comme sa défunte mère. C'était dans ses gênes, son but dans la vie. C'était d'aider les autres comme une échappatoire de sa vie de fille à papa qui n'était pas sa vie idéale. C'était elle qui avait dit à sa mère de récupérer les vieux vêtements. Elle avait commencé la collecte depuis 5 ans maintenant. Elle rêvait d'un autre monde, un monde idéal qui était loin de celle actuellement. Elle avait mis en place un système de boîte à vêtements pour les plus nécessiteux qui pourraient prendre ce qu'ils désiraient et quand ils le voulaient. Passons, Zelda était arrivée à nouveau chez elle, elle partit à la douche. Elle avait besoin de se réveiller ' et surtout se sentir propre. Elle resta un certain temps pour se détendre et prendre soin d'elle. Elle n'était pas du genre à prendre la grosse tête au contraire. Zelda était une femme qui avait le cœur sur la main.

Elle était pressée de retourner là-bas, elle aimait discuter avec les bénévoles ainsi que les personnes qui avaient vraiment besoin de son aide. Elle se prépara et enfila un jean basique avec un débardeur et une veste en laine. Elle aimait être simple dans les moments où elle allait à la soupe populaire, personne ne savait son nom de famille. Tout le monde la connaissait par son prénom, elle ne demandait rien en retour à par un sourire. Elle était heureuse de faire du bien autour d’elle, elle se contentait de peu. Elle quitta son quartier de « Oud-Zuid » où elle résidait dans un duplex depuis presque 4 ans maintenant. Elle allait en direction de « Binnenstad », le vieux centre d’Amsterdam où se trouvait le centre pour les sans-abris. Elle prit sa voiture et partit. Il lui fallut environ quinze minutes, pour arriver à destination. Elle gara sa voiture et prit son sac où se trouvait ses affaires. Elle aida les autres bénévoles à préparer le repas et les plateaux. Puis venu le moment de la distribution, elle enfila un tablier.

Elle observait les gens qui venaient ici, ils y avaient beaucoup de personnes seules. Mais aussi des femmes avec leurs enfants. Zelda essayait d'avoir une parole de réconfort pour tous. Par moment elle offrait aux enfants des crayons et des feuilles de papier pour qu'ils puissent s'occuper. Elle avait le plus des cadeaux en retour un câlin ou un bisou. Certains enfants lui donnaient un dessin quand elle revenait. Elle était très touchée. Elle avait mis tous les dessins dans une boîte de chaussures comme un trésor. La distribution touchait à sa fin, elle était tellement heureuse d'avoir procurer un peu de réconfort à ces personnes. Elle était en train de distribuer le plateau comme d'habitude, quand elle fut interpellé par un homme. Elle n'arrivait à lui donner d'âge, mais il avait un regard bleu azur qui l'était en train de l'hypnotiser. Elle en fut même troublée. Elle reconnu de nombreux vieux manteaux de son père. Elle eu un petit sourire en coin. Elle aperçut la photo, c'était elle quand elle devait avoir quinze ou seize ans. C'était une photo que sa mère avait pris d'elle à son insu, elle était heureuse de la revoir. Elle lui répondit timidement:  « Bon.. Bonjour… oui… C'est bien à moi... ». Elle marqua une pause pour reprendre sa respiration et continua:  « Merci c'est gentil de me la prendre… C'est bien si la boîte a pu te rendre service… Demain je vais apporter des nouvelles affaires si ça t’intéresse… Tu demanderas au directeur de rester cette nuit pour dormir et je viendrais te voir pour que tu puisses choisir… ». Elle prit la photo et frôla les doigts de l'homme dont elle ne connaissait pas le nom. Elle ressenti des frissons et son cœur s'emballer d'un coup à tout rompre. Elle baissa les yeux puis le regarda à nouveau et lui dit: « Tu.. Tu as… Peur de moi ?  ». Zelda se sentait tellement mal à l'aise, c'était la première fois qu'elle était comme ça.

WILDBIRD

 
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Je rougis, mais je savais que ça ne devait pas trop paraitre sous ma crasse. Je savais que nous n’étions rien, nous les SDF, la preuve, on avait pas le droit au vouvoiement, il n’y avait aucun respect pour nous. Je suis sur que la plupart de ces bénévoles le font par obligation, mais pas elle, j’en suis persuadé. Je voyais bien qu’elle aimait donner aux autres, les aider aussi. Mais elle était comme tous les autres de cette haute société, elle nous tutoyait comme de vulgaire itinérant que je suis, après tout, c’est ce que je suis et je ne mérite aucun respect de la part des autres. Je ne savais pas comment lui répondre. Je ne dormais jamais dans un lit, mon refuge était une boite de carton. Je dormais à même le sol depuis si longtemps. Je baisse le regard pour lui répondre. Merci… ça ira, je ne dors jamais sur place. Ma place… c’est dans la rue dans une boite. Je passerai demain pour venir me chercher des vêtements. Je souris faiblement. Je n’avais pas pris une douche depuis près d’un mois. Il n’y avait pas que des itinérants ici, il y avait surtout des gens avec peu de moyen, ayant un logement et de quoi dormir et se laver, pas moi et ni deux ou trois autres ici. Je tenais mon plateau fermement et la voilà à me demander si j’avais peur d’elle. Je la regarde de nouveau et me détendis, desserrant la prise à mon cabaret. Non… pas du tout… je n’ai pas l’habitude, de parler… avec des gens… comme… vous. D’habitude… on m’ignore, on ne me répond pas ou… on change de rue pour éviter de passer à mes côtés… Je prends mon plateau. Je vais… m’asseoir… merci d’avoir pris le temps de me parler… vous êtes gentille et votre aide est très apprécier, sachez-le. Je souris et je me rends à une table, laissant la photo sur la table de service. Je m’assois seul à une table, dans le fond de la salle et je commence à manger mon seul repas de la journée… affamé.
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elda regardait le jeune homme qui était sale, mais il avait un regard électrisant. C’était la première fois qu’elle remarquait ça chez un homme. Elle avait son rythme cardiaque qui était de plus en plus accéléré. Elle n’avait pas envie de le gâcher, comme toutes les personnes qu’elle avait aidé avec sa mère depuis le début qu’elle avait commencé ses permanences au sein du foyer. Elle le regardait avec un grand sourire, elle n’était pas du genre à faire ces choses par pitié. Elle aimait faire du bien autour d’elle c’était une des nombreuses choses qu’elle tenait de sa mère. Elle le forçait pour qu’elle puisse ses yeux : « D’accord, si tu veux je viens demain plus tôt pour qu’on voit ensemble pour les vêtements et les chaussures. Comme ça j’en profiterais du lever du soleil pour prendre des photos … ». Elle le regardait avec insistance. Elle était naturelle, elle ne savait pas quoi lui dire, elle avait peur d’en faire trop. Elle était quand même mal à l’aise vis-à-vis de lui, elle le regardait la raison de son malaise, elle lui dit : « Moi je ne suis pas comme tous les autres tu le seras au fil du temps, je ne fais pas ça par intérêt, j’ai commencé à venir quand j’étais enfant une fois de temps. Puis quand j’étais comme sur la photo plus souvent avec ma mère et maintenant je passe tout mon temps libre ici ou je fais des choses qui ont un rapport avec mes études. Et les gens comme tu décris passent à côté de pleins de choses … Car vous êtes comme tout le monde et même plus intéressants … ». Elle le regardait partir à une table, elle prit la photo et prit son sac où elle avait son bloc de dessins. Elle s’approcha de lui et lui dit : « Je peux me mettre ici pour dessiner. Je serais silencieuse promis » En frôlant sans le vouloir ses doigts, elle n’avait aucunement l’envie de le déranger.

WILDBIRD

 
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